La culpabilité parentale

( Voici le lien, pour écouter l’article en podcast: https://www.podbean.com/ew/pb-9n3c3-d35c58)

La culpabilité est un sentiment universel, quand nous sommes parents! Que l’on s’intéresse ou non, au développement de l’enfant et son accompagnement, nous sommes tous concernés par ce sentiment un jour, ou plusieurs jours dans notre vie.

Dans cet article, j’aimerais vous aidez, à mieux accepter la culpabilité, qui peut-être positive. Tout ceci ne relève que de ma réflexion personnelle.

Commençons

Vous connaissez, ce sentiment après un conflit avec son enfant, où vous prenez ses colères, personnellement. Ça tombe mal, car vous êtes peut-être fatigués, avez une charge mentale trop importante, vous êtes pressez par le temps, etc… Et au lieu de prendre le temps d’accompagner votre enfant, vous criez, tapez du pied, car s’en est trop pour vous! Et là… la culpabilité vous ronge. Vous êtes allés trop loin…

Et bien cette culpabilité, je sais que c’est difficile, mais elle peut-être utile. Utile, pour avoir du recul sur la situation qui vient de se passer. « Ce qui est fait, est fait », comme nous l’avais dit Isabelle Filliozat en conférence. Ça permet d’évoluer et de « travailler » sur la façon dont vous allez gérer vos émotions à la prochaine situation qui se présentera à vous.

Des pistes à explorer

Sachez, qu’il n’est jamais trop tard pour parler de ce qui s’est passé avec votre enfant. Même si la situation conflictuelle s’est passée il y a trois mois. La communication est primordiale dans sa vie avec les autres et pour soi. N’hésitez pas à dire que vous vous êtes sentis submergé par de la peur, ou de la colère ou autre, car telle situation vous a fait perdre vos moyens. Parlez de ce que vous, avez ressenti. En faisant ça, nous faisons comprendre à l’autre, ce qui nous à déplus, et nous ne sommes pas à faire des reproches. On est beaucoup plus entendus aussi, quand on parle de nos propres émotions.

Ça me fait un pincement au cœur, quand des mamans viennent me parler par message privé sur Instagram, et qu’elle s’en veulent d’avoir crié

sur leurs enfants! Elles, qui sont tellement dans l’écoute et tout l’accompagnement respectueux de leur petits. Alors je leur réponds que c’est normal de ressentir de la culpabilité. Nous avons grandi dans les violences éducatives ordinaires, personnes ne nous a appris à gérer nos émotions, et les adultes qui nous entouraient, ne savaient eux-mêmes pas gérer les leurs, car ils criaient. Donc, étant nos modèles, nous crions à notre tour…. Et que souhaitons nous apprendre à nos enfants lorsqu’ils sont en colère?: à souffler pour la faire chasser et gribouiller sur une feuille… Vous ne trouvez pas que le contraste est énorme ? Si nous ne faisons pas le travail également nous-même, ce n’est pas cohérent que l’enfant soit dans l’apprentissage de ses émotions, et que nous adultes, non ! Être parent ça ramène à faire un très gros travail sur soi, pour évoluer.

On parle beaucoup de bienveillance envers nos enfants. Mais on se doit d’être bienveillant envers nous-même également. Il y a un culte du perfectionnisme incroyable dans notre société, nous nous mettons une pression énorme à vouloir être le meilleur parent, à être parfait. Mais cela n’existe pas. La relation avec notre enfant, se construit avec le cœur. Je trouve tout de même, très important de s’informer sur le cerveau de l’enfant, son développement afin d’être dans l’empathie et l’accompagnement quand les enfants sont par exemple en colère. Car on est plus serein, on va être dans la compréhension et l’écoute de l’autre. Mais ça ne suffit pas à être « irréprochable ». De part notre tolérance, notre histoire, notre humeur du moment et/ou notre cerveau, toutes ces données, feront que l’on réagira comme nos parents, aux situations qu’ils ont vécu avec nous et que l’on vit à notre tour avec nos petits. Les aléas du quotidien (fatigue, charge mental…) font que notre patience aura des limites. Et ce n’est pas plus mal parfois… Pourquoi ? Parce que toutes les émotions font partie de nous. On a autant le droit d’être joyeux, que triste, qu’en colère, que tout foufou, c’est être vivant que de sentir tout ça. Il faut accepter les émotions, que l’on nous a fait refouler. Ce serait de la malveillance envers soi, que de refouler également ses ressentis, d’être passif… Quelle pression pour un enfant de voir, que son parent contrôle toutes ses émotions, non?

Ne dit-on pas qu’il faut s’aimer soi même avant d’aimer les autres?

Limiter les situations, qui peuvent être source de conflits.

Les conflits font quand même partis du développement de l’enfant. Le cocoon familiale est un très bon endroit pour expérimenter ça. Et c’est à nous de trouver des outils à mettre dans la boîte à outil des enfants, pour que ça leur serve de bagage dans la vie. Cependant, nous pouvons quand même les réduire, en proposant un environnement sécurisant et adapté aux petits, afin d’éviter de dire « non » fréquemment. Car c’est très désagréable d’entendre uniquement ce mot, à longueur de journée. Alors, forcément, au bout d’un moment l’enfant, si l’enfant prenait un peu sur lui en début de journée, il aura du mal à ne pas exprimer sa frustration à un moment donné et se mettre en colère. Je vous conseil également d’anticiper! Par exemple, c’est difficile depuis plusieurs matins d’habiller votre enfant, il ne veut rien mettre? ( proposez lui de choisir lui-même, ces vêtements), mais surtout, réveillez le peut-être 15 minutes plus tôt, avant d’aller à la crèche, ou à l’école etc… Ce qui nous fait perdre notre patience bien souvent, c’est le temps qui passe… Et si réveiller votre petit bout 15 minutes avant le réveil habituel, ne suffit pas, réveillé le 30 minutes avant. Il vaut mieux ça, que démarrer la journée, et se séparer en ayant été en conflit. Ce n’est pas agréable pour tout le monde et souvent ça rend triste le parent….

Je pense également à la délégation. Vous sentez que la colère vous envahit et que vous ne serez pas dans l’accompagnement mais les cries car la situation vous dépasse? Appelé votre conjoint(e), pour qu’il prenne la relève et puis accompagner l’enfant. Et vous, pendant ce temps, soufflez, trouvez ce qui vous fera accepter l’émotion qui vous envahit, d’une manière douce.

Les situations qui vont nous dépasser, seront souvent celles où l’enfant va exprimer ses besoins à travers les émotions de la colère, les pleures, les cris, les tapes, la morsure… Donc lorsque l’on vit cette situation, au lieu de plonger dedans et exprimer sa colère par les cries et culpabiliser de ne pas avoir réagi comme on rêverait; il faudrait soi même prendre un instant pour soi, peu importe ce que ça peut-être ( écouter de la musique, faire des pompes =)…) ou penser à prendre le temps de se dire par exemple:  » d’accord, voilà une situation qui commence à me faire sentir en colère, il veut une banane mais je les coupés. Il est en colère car il ne la veut pas, il l’a voulait entière! AAAAAAAAH! Bon c’est normal, il est dans la période sensible, par contre je sais que la colère monte car je n’ai pas beaucoup dormit. Allez! On respire, on chasse la colère par le souffle et on pense à autre chose. Ah! les dunes du Pilât! C’était trop beau comme endroit, je devrais peut-être creuser un trou, et y mettre ma colère dedans non? » Enfin, vous voyez! Ça fait un peu sophrologie, mais ça peut peut-être vous aidez à faire ce que vous, vous attendez que l’enfant face dans les périodes de colères par exemple =). Finalement, accompagnez vous comme vous auriez accompagné votre enfant.

Je vous conseillerais également de trouver vos moments qui vous permettront de vous ressourcer et revenir auprès de votre famille, pleins de bonnes ondes et d’énergies ( voir une copine, sport, cinéma, prendre l’air…). Ça permet d’être plus positive, patiente, compréhensive d’avoir rempli ça jauge de temps pour soi, pour être bien auprès des siens. Car si on s’oublie complètement, c’est dur de sortir la tête de l’eau, dans les périodes moins faciles, et nous pouvons perdre patience plus rapidement, et culpabiliser.

Pour finir

Ne pensez pas, que les parents s’intéressant de près à l’accompagnement de leurs enfants, comme moi, maîtrisons toutes nos émotions et ne culpabilisons jamais ! Nous sommes tous pareils. Ce n’est pas, parce que nous apprenons des choses, que nous sommes formatés à tout assurer, de suite. Non ! C’est un apprentissage, qui se fait sur du long terme, sur des années. Alors ne vous comparez surtout pas, car ça aussi ça peut vous mettre la pression et vous faire vite perdre patience =).

Nous sommes tous dans le même bateaux, quoi que… Certains, restent ramer sur un navire… alors que les autres naviguent difficilement parfois, mais sûrement vers le large, pour découvrir des choses sur soi et sur la parentalité qu’ils souhaitent avoir. Rien ne se fait sans travail personnel! On ne peut pas se plaindre, si on ne fait rien pour avancer =).

J’espère que cet article vous aura plu =) . N’hésitez pas à me faire part de vos retours, et échangeons autour de cette culpabilité, si vous le souhaitez =).

4 commentaires sur « La culpabilité parentale »

  1. Quel article ! Tu développes énormément de points importants et j’apprécie que tu insistes sur le fait que ce soit difficile d’être bienveillant avec nos enfants si nous ne le sommes pas envers nous. S’aimer est tellement compliqué mais c’est un défi que je suis prête à relever pour eux. Mon aîné est loiiiin de manquer de confiance en lui et s’apprécie beaucoup donc je me dis que là-dessus, j’ai réussi ! Il y a encore du boulot mais petit à petit… Les oisillons aident les parents, et inversement, à faire le nid.

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  2. Merci pour cet article réconfortant. Effectivement offrir à nos enfants une éducation nouvelle demande beaucoup d’efforts, avec ces générations passées qui nous donnent tout les tords.

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