Trois années en tant qu’assistante maternelle

(Voici le lien pour écouter cet article en pocast: https://www.podbean.com/ew/pb-tde9g-d8d207)

Je suis obligée d’écrire un post à ce sujet. Oui! Voilà trois années, que je travaille avec des enfants.

Pourquoi avoir voulu devenir assistante maternelle?

On m’a souvent dit, que je devais travailler avec des enfants. Je ne prenais jamais en compte ce constat, car pour moi, c’était la simplicité de choisir cette voie que je ne trouvais pas dingue non plus….Vous pouvez sourire, car la filière STG et Management des unités commerciales, sont aussi des voies simples lorsque l’on ne sait pas quoi faire plus tard, et c’est le chemin que j’ai choisi de prendre. D’ailleurs, j’avais 25 ans, lorsque j’ai tenu, à me concentrer sur ce que je souhaitais faire. Imaginez vous, ces années passées à ne pas savoir, quel métier est fait pour vous…

J’ai travaillé deux années en prêt-à-porter haut de gamme, d’une enseigne nommée « GANT », et une année en tant que vendeuse en boulangerie, avec la proposition de gérer les équipes par la suite. Je me suis toujours dis, que j’aimerais être fière de moi, à la fin de ma vie, sur le métier que je ferai. Etant efficace à mon dernier poste, (j’ai toujours eu une conscience professionnelle énorme), j’avais des horaires où il y avait le plus de client: le midi et le soir, Six jours sur sept, avec uniquement le dimanche en jour de repos. Mes horaires étaient: 11h-13h 15h 20h30. Sans négligé le secteur, vendre des pains aux chocolats, ce n’est pas quelque chose qui aurait su me rendre fière de moi, comme je le souhaiterai. Durant plusieurs années, je n’ai pas arrêté de me demander dix milles fois, quel métier je pourrai faire. J’ai pensé à agent immobilier, décoratrice intérieur,…

Tout commence lorsque je deviens maman.

Le 26 mai 2016, notre merveille est née. Je n’aurais jamais su qu’elle aurait été une révélation personnelle et professionnelle. J’ai souhaité profiter de mon congé parental, pour savoir très rapidement ce que je voulais faire comme travail, avec des horaires qui pourraient correspondre un minimum avec ma vie de famille. Ma fille avait trois mois, lorsque, sur plusieurs journées, je faisais des recherches, pour savoir comment trouver sa voie… Petit à petit, moi, qui me demandais quel métier était fait pour moi, je me suis rendu compte qu’il fallait que je sache, ce que j’aimais pour me diriger vers un métier.

Et là sincèrement, c’est le trou noir… qu’est ce que j’aimais faire? Impossible de le savoir… Je me rend compte que je ne me connais pas… Je lis en parallèle le livre « OSER » de Frédéric Fanget qui est excellent, il m’a aidé pour plusieurs choses. Malgré que je sois toujours en cdi à ce moment là, j’ai quand même passé un entretien dans une boulangerie, qui proposait moins d’heure, avec des horaires convenable. J’ai donc accouché fin Mai, et mi septembre j’avais eu cet entretien qui c’était très bien passé. Je suis sortie de cette entretien avec des patrons qui avaient l’air très sympa, avec une boule à la gorge… Il y a quelque chose qui n’allait pas… Je me suis réveillée le lendemain matin, et je savais ce qui me dérangeait! Oui! Je me suis rendue compte, que c’était très bête d’avoir postulé à un poste dans le commerce, alors que c’était ce que je voulais quitter! J’ai l’opportunité de changer de vie professionnelle et je continue là dedans… Le lendemain matin, les patrons m’ont appelés pour me dire qu’ils souhaitaient que l’on travail ensemble, et j’ai du leur dire que malheureusement ou heureusement, je souhaitais changer de voie. Ils l’ont compris.

Les jours suivant, je travaillais toujours sur moi avec le livre de frederic fanget, ce que je peux trouver sur internet, je fais le point sur mes qualités, défauts, plein de chose…

La révélation

Et un matin, j’ai eu un déclic! Je n’y avais jamais pensé auparavant, mais vraiment jamais!

C’était une évidence! A m’être rendue compte que je ne savais pas ce que j’aimais faire, que je ne me connaissais pas, et que ça me posais un problème au niveau de ma voie professionnelle, j’ai eu ce ressenti que ça devait venir de mon enfance. Ce n’est pas la faute de mes parents, mais je n’ai pas le souvenir que l’on m’ait intéressé plus que ça à la cuisine, à la nature… Je n’ai pas le souvenir d’avoir fait des promenades, ni que l’on m’ait donné des activités, qui auraient pu faire développer mes capacités cognitives, intellectuelles etc… et aussi ma confiance en moi, me connaître. On a fait des choses, comme de la plongée, mais je ne trouve pas que j’ai été nourri par ce qui pouvait m’entourer. Je jouais souvent seule, défois avec ma sœur, mais j’ai été plutôt solitaire à jouer dans le jardin ou dans ma chambre. A vrai dire, c’est étrange mais je vis tellement le présent, que je n’ai pas beaucoup de souvenir d’avant…

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Je me suis réveillée un matin, en me disant que je voulais accompagner les enfants, leur faire découvrir pleins de chose, pour qu’ils puissent se connaitre mieux, avoir confiance en eux et que ce soit plus simple de trouver leur voie plus tard. Ça a été ça ma priorité, mon expérience m’a fait ressortir ce constat, que je trouvais essentiel pour accompagner les enfants. Puis avec ma fille, je sais que ce que j’aimais le plus au monde c’était de l’éveiller, lui proposer des petites choses qui allait lui faire développer pleins de choses. Et je sentais que j’allais aimer faire ça pas seulement avec elle, mais avec les autres enfants également. Elle à su également me faire rendre compte à quel point l’enfant était fascinant, intéressant et capable de bien plus de chose que l’on ne le croit. Puis je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours redouté les collègues de travail… Cela devait se traduire par un grand manque de confiance en moi, et aussi, comme partout, dès que j’allais quelque part, je sais que certaines filles parlaient toujours sur moi ,ou me faisaient éloigner des groupes… Je ne ferais même pas de mal à une mouche, je suis une personne qui n’a jamais cherché à faire d’histoire au contraire, je déteste ça, et je prend toujours le bon de chacun… Etant aussi solitaire, c’est vrai que j’étais ravie d’avoir eu ce déclic en me réveillant, de vouloir être: assistante maternelle! Quand j’en parlais à mes amis, mes parents, ça leurs paraissaient évident! Je me suis également dis, que ce n’était pas simple, car il faut le dire, les assistantes maternelles n’ont pas une belle image. Puis je me suis dis, que comme dans plusieurs métiers, il y a des personnes qui font mal leur travail et d’autres bien. C’est une chance d’être assistante maternelle, pour faire son travail comme on le perçoit. Et surtout, j’ai eu de la chance d’avoir été passionné par la psychologie de l’enfant, apprendre des choses et voir que cela se vérifiait sur le terrain, ça m’enrichissait. Apprendre sur le sujet me faisait toujours battre mon cœur.

Dans ma démarche vous aurez remarqué que je n’ai pas évoqué l’envie d’être assistante maternelle pour être avec ma merveille. J’étais vraiment dans cette optique de trouver ce que moi, j’aimais faire. Je souhaitais être épanouie, et avoir la possibilité d’avoir du temps pour ma fille, mon chéri ( avec la demande ici, j’ai la possibilité de choisir les horaires de mes contrats). Maintenant que j’avais cette idée en tête, j’ai voulu foncé.

J’étais en CDI

Oui j’étais en CDI depuis deux ans! Je sais que mes patrons comptaient énormément sur moi, car j’étais efficace et j’avais cette envie de ma patronne que je la seconde un jour. Mais j’ai pris rendez-vous avec eux, et je suis allée les voir pour leur parler de mon projet et espérer que l’on puisse faire une rupture conventionnelle. J’ai eu un joli « NON » de mon patron. A la fin de cet entretien, il m’a dit qu’il me retiendrait au courant mais que pour lui c’était négatif… Pour ma part, j’avais ce sentiment que ça ne serait pas possible que l’on m’arrête dans ma lancé, car c’était évident que la petite enfance était le monde dans lequel je souhaitais être. Mais hors de question que je démissionne aussi. Puis quelques semaines après, je reçois un coup de téléphone: mes patrons m’ont redonné rendez-vous. J’y allais avec ma puce tout bébé à chaque fois. Et là, mon patron me précise bien que ma patronne, a insisté auprès de lui pour que je puisse être libérée, avec la rupture conventionnelle! Pour eux, c’était inutile de me garder si je souhaitais faire autre chose. Elle savait que c’est une voie qu’il fallait que j’emprunte, on en avait déjà un peu parlé auparavant. J’étais donc super heureuse et nous avons versé nos larmes avec ma patronne.

Et ensuite, j’ai entrepris toutes les démarches pour être assistante maternelle. Je vous en parlerais dans un prochain article si vous le souhaitez.

J’espère que cet article vous aura plu. N’hésitez pas à me partager vos réflexions au sujet de votre changement de voie professionnelle après la naissance de vos bébés. Je suis curieuse.

A très bientôt!

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