Les pré-requis avant l’entrée à l’ecole

Voici le compte rendu que j’ai réalisé d’une conférence sur ce sujet, il y a quelques années. C’est la psychologue Odile Bohic qui nous a appris tout ce que vous allez lire ci-dessous.

Pré-requis avant l’entrée à l’école Trésors De Maman

Pré-requis
  1. Pré-requis avant l’entrée à l’école
  2. Premier essayages de robe de mariée
  3. Accouchement, le plus beau moment de ma vie ❤️
Rentrée d’Amélia en septembre 2019

[Il vaut mieux commencer l’école trop tard, que trop tôt. En ce qui concerne l’acquisition de multiples choses propres au développement de l’enfant, nul besoin de s’inquiéter avant ses 6 ans. Toute acquisition peut survenir du jour au lendemain. Ce qui sera important dans l’entrée à l’école d’un enfant, ce n’est pas la recherche à ce qu’il ait le plus rapidement des connaissances, mais sa disposition intérieure pour vivre au mieux sa scolarisation.]

1. Une bonne sécurité intérieure

Il est important que l’enfant ait une aptitude à la séparation. S’il ne sait pas gérer les séparations, l’enfant se sentira perdu, désorganisé, il n’aura pas l’esprit disponible pour écouter ce qu’on lui dit et ne sera pas intéressé par tout ce qui se passe. Il sera plutôt angoissé à penser à quel moment ses parents vont venir le retrouver.

La sécurité intérieur est le sentiment que l’enfant peut avoir à se sentir une personne à part entière. Il perçoit le monde extérieur comme agréable, stable. Si l’enfant n’a pas cette sécurité intérieur, il sentira alors qu’il ne peut pas contrôler sa vie et son être, il pense alors, qu’il n’est pas capable de faire les choses sans ses parents.

Les trois premières années sont très importantes pour l’enfant. Il développe des capacités sensoriels, motrices, intellectuels et peux prendre conscience qu’il peut faire des choses sans ses parents. La première année est extrêmement importante, un bon maternage va être indispensable, il faut que les parents répondent de manières cohérentes, permanente et adaptés aux besoins de l’enfant. Aussi, le portage, donner de l’amour et de l’affection, la stimulation corporelle, les rires, la joie de partager des choses ensemble de la vie, un environnement calme avec des repères  seront autant de choses qui mèneront l’enfant à ressentir une sécurité intérieur, il aura reçu toute la sécurité affective dont il aura besoin.

A l’inverse, si les parents sont incohérents et que l’enfant n’a aucun repère et qu’on ne répond pas à ses besoins, s’il ne reçoit pas d’amour, il reçoit le message que le monde est alors hostile.

Egalement pour que l’enfant ait cette sécurité intérieure, il est utile qu’il ait acquis la notion d’objet permanent. Cette notion intervient entre 18-21 mois. Avant cet âge, l’enfant ne comprend pas que lorsque les parents partent, ils sont ailleurs. Pour lui, ses parents disparaissent pour de bon et quand ils réapparaissent, c’est de la magie. L’enfant se prend pour dieu, car quand il pleure ou quand il fait un mouvement de tête et perçoit son parent, pour lui c’est lui qui l’a créé pour lui c’est de la magie. Mais l’expérience est aléatoire, car il se rend compte vers 18 mois que ce n’est pas tout à fait ça, il se rend compte que ses parents sont ailleurs et ont une vie indépendante de la sienne. C’est rassurant pour lui. Mettre un enfant à l’école à 24 mois c’est juste car il acquiert à peine cette notion d’objet permanent et s’il vient tout juste de l’acquérir, il pourra facilement perdre cette acquis car les acquis des jeunes enfants sont très fragiles.

Ce qui peut entraver la sécurité intérieur d’un enfant : Les 1eres séparations si elles sont vécut difficilement (ex : accouchement difficil…), si les parents ont du mal à gérer eux-mêmes les séparations. [Si vous emmenez votre enfant à la crèche ou chez l’assistante maternelle ou autre et que celui-ci vous tourne directement le dos, ce n’est pas parce qu’il ne vous aime pas, mais parce qu’il a besoin de cette arrachage pour accepter la séparation. Rassurez-vous, si l’enfant attache beaucoup d’importance à son référent, les parents resteront de loin ceux pour qui l’enfant aura un attachement primordial].

Ce qui peut également contraindre l’enfant à développer sa sécurité intérieur : Sa dépendance à ses parents, trop de changement dans l’enfance (multiple déménagement surtout non expliqué, mode de garde multiples…), les circonstances dramatiques (décès dans la famille, fausse couche, deuil, disputes parentales, divorces, attente d’un autre enfant (cet attente du nouvel enfant peut ralentir l’ainé dans ses acquis et donc reculé l’entré à l’école)). Egalement, l’indisponibilité affective ou de temps, l’incohérence, l’agitation et l’instabilité de l’entourage, les mauvais traitements, l’alcoolisme, surprotection (surprotéger son enfant revient à le rendre au contraire peureux et peu autonome) et la prolongation excessive de la période fusionnelle.

2. Une capacité à partager

Il est important que l’enfant acquière une capacité à partager ses parents. Il est nécessaire que les parents sachent gérer les crises sinon l’enfant sera amené à réclamer de l’intention et du coup il sera également à la recherche d’intention auprès de sa maîtresse d’école. Ça préoccupation sera alors de faire du bruit, parler n’importe comment, attirer l’intention.

Pour aider l’enfant, il va être important de lui apprendre que ce qui est à moi est à moi et ce qui est à toi et à toi. Cela lui apprend à demander l’autorisation et de prendre l’objet si l’autre est d’accord. Beaucoup de parents vont vouloir à tout prix que leurs enfants prêtent les jouets au moment où un autre enfant voudra le jouet de leurs enfants et explique que si il ne prête pas l’enfant est méchant. [Même nous adultes, nous ne sommes pas d’accord de partager tout le temps. Alors si l’enfant ne veut pas partager tout de suite ce n’est pas grave, le copain patientera, à un moment donné le jouet sera disponible].

3. Avoir intériorisé la notion de règles et de limites et être capable de les respecter et avoir une autonomie corporelle suffisante.

L’enfant doit savoir s’habiller et se déshabiller en partie, rester assis sans bouger et ne pas se déplacer durant un certain temps durant une activité. Et cela s’obtient progressivement car l’activité par exemple le moment de la lecture deviendra quelque chose d’agréable auquel l’enfant portera une intention particulière et l’effet de groupe y fait beaucoup.

L’enfant doit également savoir écouter ce qu’on lui dit sans avoir besoin de répéter plusieurs fois. Il faut dire une seule fois la consigne complète c’est-à-dire on annonce la consigne, on explique bien ce qu’il va se passer et si l’enfant ne respecte pas la consigne il faut agir tout de suite sinon l’enfant n’écoutera plus l’adulte, il prendra l’habitude de ne pas entendre. Il est important de bien réfléchir à ce que l’on dit et aux conséquences que l’on annonce si l’enfant ne veut pas respecter la consigne. Ces dernières doivent avoir un intérêt et pour l’enfant et pour la collectivité.

Il ne faut pas crier car l’enfant écoutera moins et il aura une notion négative du langage. Les personnes dont les enfants écouteront plus les règles seront les personnes qui parleront calmement.

L’enfant doit donc être capable d’attendre un minimum et d’accepter à renoncer à certains de ses désirs. Il n’est pas nécessaire d’occuper tout le temps son enfant. C’est au parent de lui donner des moments à jouer ensemble et d’autre moment où il joue seul. En effet il se peut qu’à l’école il se retrouve seul à la récréation pour jouer. Plus en général il est important qu’une personne enfant ou adulte sache être à 50% seul et 50% entourés.

4. Avoir acquis un langage suffisamment élaboré

L’enfant est capable de faire des phrases bien construite, raconter une histoire en parlant de lui spontanément.

On l’aidera alors en lui parlant bien et ça depuis la naissance ( on évite de dire  » oh! tu as vue la « meuh-meuh » pour parler de la vache), en profitant de chaque petit moment pour lui parler. Ce qui l’aidera à acquérir le langage se sera les imagiers, lectures d’histoire en en discutant après et en questionnant l’enfant. Les enfants aiment les mots.

Ils doivent alors savoir comprendre les consignes et comprendre la succession des activités à l’école.

5. Avoir acquis la propreté de soi-même, sans aucune contrainte

Un enfant apprend à être propre comme il apprend à marcher (ce thème-là m’a beaucoup fait penser à la motricité libre). En effet la propreté ça vient tout seul. Seul le corps de l’enfant connaît ses étapes. Un jour l’enfant se sentira naturellement gêné d’avoir fait ses besoins dans sa couche. La propreté peut venir du jour au lendemain. L’enfant voit ses parents aller au toilette, ses frères et sœurs ou copain faire leurs besoins, on peut lui expliquer une fois mais ensuite ont le laisse. En lui demandant de trop gros efforts alors qu’il n’est pas prêt  l’enfant peut développer des défauts et devenir agressif. Etre propre de soi-même signifie l’acceptation à la séparation. Effectivement, se séparer de ses couches c’est être capable de se séparer de ses deux parents. En laissant l’enfant vouloir devenir grand et retirer sa couche quand lui est prêt et le veut c’est attendre que l’enfant veuille prendre des initiatives dans les domaines qui le concerne, ils ont besoin de sentir qu’ils peuvent également faire des choix.

6. Avoir développé avant l’entré à l’école, une capacité à jouer avec d’autres enfants et à faire des jeux symbolique

Durant sa deuxième année, l’enfant ne sait pas jouer avec les autres, il est dans l’expérimentation des objets. C’est à la 3ème année que l’enfant développera le jeu avec les autres. Il faut qu’il soit en capacité de ne pas chercher à commander, accepter que les autres prennent des initiatives et jouer à des jeux symbolique avec un scénario, qui ont un sens et avec des personnages ou chacun aura un rôle. Il y aura une période plus ou moins intense selon les enfants ou l’enfant aura une angoisse de séparation et il se fera le dictateur de ses parents, pour les contrôler. Mais une fois cette période passé une autre étape arrive et c’est celle de l’intériorisation de ses parents en lui en jouant aux jeux symbolique, en étant le papa ou la maman l’enfant aura mis ses parents à l’intérieur de lui.

7. Avoir suffisamment confiance en lui, suffisamment d’estime de soi

Pour qu’un enfant ait confiance en lui, il faut savoir l’écouter quand il s’exprime, répondre à ses besoins. Cette confiance s’obtient également à travers les parents car plus les parents auront d’estime d’eux et plus l’enfant aura confiance en lui. Il faut qu’il soit considéré comme un individu unique et pas comparé à d’autre et il a besoin d’être aimé avec ses défauts qualités. Lui faire confiance dans ses décisions sauf pour le couché et les repas où se sera le rôle des parents. Lui laisser le droit de faire des erreurs, en lui demandant d’en assumer les conséquences. Rien ne sert de faire les choses à sa place si l’enfant décide de monter sur une chaise il faut le laisser faire car c’est qu’il sait le faire, nous pouvons tout de même nous approcher doucement pour éviter la chute. On peut donner de l’estime de soi à son enfant en lui confiant des petites taches et en aucun cas il ne faut critiquer les efforts d’un enfant et sa lenteur à faire les choses. Ce dernier point revient à ce que les parents soient plus organisés et se lève plus tôt. Et pour terminer il faut être prévisible et raconter à l’enfant ce qu’il va se passer.

9. Avoir une conscience juste et positive de ce qu’est l’école

Si on veut qu’un enfant aime l’école, il est important qu’il pense que l’école c’est bien. Si nous avons passé une mauvaise scolarité il ne faut pas penser que ce sera pareil pour son enfant car il est un être à part entière. Il faut lui donner une image positive de l’école et des enseignants et ne pas parler de choses négatives devant l’enfant. Il est recommandé de donner l’exemple aux enfants en lisant des livres et en s’intéressant aux matières scolaires. L’amour de l’école peut passer par l’amour des livres.

Bien-sûr, chaque enfant est différents est une rentrée à deux ans et demi peut très bien se passer. Je trouve cependant intéressant de connaître tous ces points si jamais l’on se questionne de l’âge de la rentrée à l’école de nos enfants.

Et vous? à quel âge vos enfants ont démarré l’école? cela s’est-il bien passé?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s